La surcotisation

09/12/2019

La surcotisation

Pour valider l’ensemble de vos droits à la retraite et aux indemnités journalières, il faut que vos revenus atteignent un certain seuil fixé à :

  • 600 Smic horaire pour valider 4 trimestres de retraite (salaires et revenus d’artiste-auteur cumulés, soit 6 018 € en 2019) ;
  • 900 Smic horaire pour valider des droits aux indemnités maladie, maternité, paternité, invalidité (9 027 € en 2019).

Si vos revenus n’atteignent pas ces seuils, vous pouvez décider de « surcotiser » pour valider quatre trimestres de retraite et bénéficier d’indemnités journalières.

Dans ce cas, vos cotisations vieillesse seront calculées sur la base de 900 Smic horaire dans l’année.

En revanche, les autres contributions dues (CSG, CRDS et CFP*) seront calculées sur la base de votre revenu d’artiste-auteur réel.

* Contribution à la formation professionnelle continue.

Smic :

Salaire minimum interprofessionnel de croissance. Le Smic est, en France, le salaire minimum horaire en dessous duquel aucun salarié ne peut être payé. Il est réévalué au minimum tous les ans le 1er janvier.

CSG :

La contribution sociale généralisée. La CSG est prélevée sur les revenus d'activité et de remplacement des personnes domiciliées en France et à la charge, à quelque titre que ce soit, d'un régime obligatoire français d'assurance maladie. Son taux est différent selon les revenus concernés. Elle finance l'assurance maladie, les prestations familiales et le fonds de solidarité vieillesse (FSV).

CRDS :

Contribution au remboursement de la dette sociale. Créée dans le but de résorber l'endettement de la Sécurité sociale, cette contribution est fixée à un taux identique quel que soit le revenu concerné (revenu d'activité, de remplacement, du patrimoine, de placement, …).

CFP :

Contribution à la formation professionnelle. La CFP est une contribution annuelle, dont le montant dépend du nombre de salariés. Elle est due par tout employeur au titre de la participation au financement des actions de formation continue de son personnel et des demandeurs d'emploi. Elle est également due par les travailleurs indépendants, leurs conjoints (collaborateurs ou associés) et les micro-entrepreneurs.