Les congés pour activités civiques

08/09/2015

Les salariés bénéficient d’autorisations d’absence pour :

  • participer aux activités d’organismes d’aide aux victimes de catastrophes naturelles,
  • participer à des missions d’entraide internationale,
  • exercer leurs fonctions de sapeurs-pompiers volontaires.

En fonction des dispositifs, vos salariés, peuvent bénéficier sous certaines conditions, d’un droit à autorisation d’absence exceptionnelle d’une durée variable au titre d’une de ces activités civiques.

En règle générale, votre accord préalable à l’absence est requis, et la demande de votre salarié s’effectue selon des modalités propres et adaptées à l’objet du congé.
Vous pouvez vous opposer à l’absence de votre salarié sur décision motivée, notamment en cas de nécessités inhérentes à la poursuite de la production ou à la continuité du service public.

Participation aux activités d’organismes d’aide aux victimes de catastrophes naturelles ou à des missions d’entraide internationale

Régime des rémunérations versées pendant l’absence

Les autorisations d’absence exceptionnelle qui vous seront demandées sont en principe non rémunérées.
Ce type d’absence est donc sans conséquence en termes de cotisations et de contributions de Sécurité sociale.

Chacun de ces dispositifs d’absence prévoit donc un régime de rémunération qui lui est propre. Il vous appartient en tant qu’employeur de vous renseigner sur les obligations spécifiques que chacun d’eux vous crée.

Conséquences de l’absence sur les droits sociaux des salariés

Sauf accord avec votre salarié, vous ne pouvez pas imputer la durée du congé sur celle des congés annuels. Cette période est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des avantages légaux et conventionnels liés à l’ancienneté.

Concernant spécifiquement le congé de solidarité internationale, la loi ne précise pas la situation de vos salariés au regard de leur protection sociale. Sauf convention particulière de Sécurité sociale, les salariés prenant un tel congé ne bénéficient donc pas du maintien des droits aux prestations acquis en tant que salariés dans la mesure où ils quittent le territoire français. S’ils demandent à bénéficier d’un tel congé, vos salariés devront donc souscrire à titre personnel, une assurance volontaire au titre de l’expatriation auprès de la caisse des français de l’étranger. Cette assurance ne couvre que le risque maladie-maternité.

Exercice de fonctions de sapeurs-pompiers volontaires

Régime des rémunérations versées pendant l’absence

La loi prévoit la possibilité, pour les employeurs qui le souhaitent, de conclure une convention avec le service départemental d’incendie et de secours, afin de préciser les modalités de la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires. Cette convention fixe un seuil d’absences au-delà duquel les nouvelles autorisations d’absence donnent lieu à une compensation financière.

Le sapeur-pompier volontaire a droit, pour les missions opérationnelles et les actions de formation auxquelles il participe, à des indemnités d’un montant réglementaire.
Ces indemnités ne sont assujetties à aucun impôt ni soumises aux prélèvements prévus par la législation sociale. Elles sont incessibles et insaisissables et sont cumulables avec tout revenu ou prestation sociale.

En cas de maintien de salaire et des avantages y afférents, pendant les absences au titre de l’exercice de fonctions de sapeurs-pompiers volontaires, vous pouvez demander à être subrogé dans le droit de votre salarié sapeur-pompier volontaire pour percevoir ses indemnités (dans la limite de celles-ci). Les indemnités ainsi perçues ne seront assujetties à aucun impôt ni soumises aux prélèvements prévus par la législation sociale.

Bon à savoir

Lorsque vous maintenez la rémunération de votre salarié sapeur-pompier volontaire durant les absences pour formation, la rémunération et les prélèvements sociaux afférents à cette absence sont admis au titre de la participation des employeurs au financement de la formation professionnelle continue.